Concert in memoriam André HAJDU

En août 2026 cela fera 10 ans que le compositeur israélien d’origine hongroise André HAJDU nous a quittés.

L’orchestre YCHAI proposera début 2027 un programme en hommage à ce grand artiste et pédagogue, unanimement célébré en Israël et encore trop peu connu en Europe occidentale.

Le programme comportera trois de ses œuvres, toutes pour orchestre à cordes, très contrastées dans leurs thématiques et leurs caractères.

  • La brève Ouverture « en forme de Cerf-Volant »
  • La Rhapsodie Juive « Trouat Melekh » pour clarinette basse solo, clarinette solo et cordes, œuvre méditative et réflexive. Le soliste en sera Samuel MAQUIN.
  • Le Divertimento, œuvre rythmiquement inventive et riche en couleurs.

Le programme s’ouvrira sur une pièce du célèbre compositeur hongrois

Zoltan KODALY qui fut à Budapest le maître en composition d’André HAJDU.

Cette œuvre à la verve populaire s’intitule Rondo Hongrois.

André HAJDU

1932-2016

Né en Hongrie en 1932, Andre HAJDU a d’abord étudié à l’Académie Franz Liszt de Budapest avec Endre Szervanszky et Ferenc Szabó (composition), Erno Szegedi (piano) et Zoltán Kodály (ethnomusicologie). Grâce à ce dernier, il a participé pendant deux ans aux recherches sur la culture musicale tzigane et il a publié plusieurs articles à ce sujet.

Après la révolution hongroise de 1956, il part à Paris et y poursuit ses études au Conservatoire avec Darius Milhaud (composition) et Olivier Messiaen (philosophie de la musique). Il y rencontre Gilbert Amy, William Bolcom, Philip Corner et Paul Mefano pour n’en citer que quelques-uns.

Depuis 1966, il vivait à Jérusalem. Il y a enseigné à l’Académie de Musique de Tel Aviv de 1966 à 1991 et à la Bar-Ilan University à partir de 1970. Il en a présidé le département de musique et y a fondé un département de composition.

Il s’est beaucoup intéressé aux répertoires klezmer et juif hassidique au sujet desquels il a publié plusieurs articles.

Comme compositeur, il s’est impliqué dans tout ce qui touche à la judéité : folklore et liturgie, mais aussi les sujets plus abstraits de la pensée juive (Loi orale, ouvrages philosophiques) et l’histoire juive.

Nombre de ses travaux sont consacrés à l’enseignement de la musique, en particulier le piano et la théorie à travers une approche créative.

Par son dévouement à l’enseignement, Andre HAJDU a nourri quelques-uns des plus grands talents de musiciens israéliens dont Gil Shohat, Yonatan Razel, Yoni Rechter, Matti Kovler et Matan Pora.